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  • Organisation du Colloque international « Le français et la construction discursive du concept de « francophonie » dans l’espace Francophone » (Premier volet, Nantes, 19-21 avril 2012)

    Colloque international organisé par :
    CRLA de l’Université de Moncton,
    CoDiRe – CERCI EA 3824 & IRFFLE de l’Université de Nantes &
    la plateforme GRAMM-R

    Premier volet : « Sens et signification dans les espaces francophones »

    Le mot « francophonie » renvoie pour le moins à trois classes de « faits humains et sociaux », qui en tant que tels sont promus au rang  d’«observables » et traités comme tels par plusieurs disciplines des sciences humaines et sociales : les sciences du langage, bien sûr, la sociolinguistique, l’histoire, la sociologie, les sciences politiques, les disciplines qui étudient les littératures et les cultures, etc. On retrouve dans des discours scientifiques (qui distinguent ces trois champs référentiels et cherchent à faire apparaître les liens qui existent entre eux) :

    • l’ensemble des communautés linguistiques qui parlent français, comme langue première ou seconde,
    • les individus qui ont appris à parler français comme langue étrangère et qui le parlent en situations particulières (par exemple, pour faire des études dans un pays francophone ou pour participer à la diffusion de la langue et de la culture françaises dans leur pays non francophone),
    • les différents mouvements politiques et sociaux qui, en utilisant plusieurs registres d’action et plusieurs cadres de référence, cherchent à donner au facteur linguistique un sens politique et notamment, l’organisation internationale créée en 1970, qui réunit à l’heure actuelle 75 Etats et gouvernements, dont 56 membres et 19 observateurs, institution désignée par le mot Francophonie, avec un « F» majuscule.

    Mais on retrouve ces « espaces francophones » également et surtout dans les discours : politiques et institutionnels, dans les discours médiatiques, dans les discours des acteurs de la « Francophonie », dans les discours quotidiens des francophones.

    Et c’est dans et par ces discours que les espaces d’action et de pensée de la francophonie et de la Francophonie, comme tous les faits humains et sociaux sont aussi et le restent, malgré leur promotion au statut d’« observables », « le produit de constructions interprétatives », pour reprendre l’expression de Rastier (Rastier, 2004: 4), et en tant que tels, des lieux de construction de soi (comme appartenant à l’espace francophone) et de l’autre (une altérité nécessaire au dialogue d’échange et d’affirmation d’un système de valeurs). Cette construction identitaire à travers les discours des acteurs sociaux appartenant à l’espace francophone fait l’objet de nombreuses recherches en sciences politiques, en sociologie, en histoire des cultures  et en analyse linguistique du discours et commencent à faire l’objet d’analyses sémantiques.

    Le but de ce colloque en trois volets est précisément d’envisager :

    • la part de l’héritage historique et du présent géo-politique dans la construction des identités francophones et des espaces francophones,
    • et la part de la construction discursive de soi et du monde dans le vécu par les communautés francophones de leur identité et de leur altérité linguistique et culturelle dans la diversité de leurs contextes.

    Annette Boudreau                   &                Olga Galatanu

    Université de Moncton                           Université de Nantes

     

    • Le premier volet de ce double colloque, intitulé « Sens et signification dans les espaces francophones », se déroulera à Nantes du 19 au 21 avril 2012.

    Calendrier et informations pratiques :

    Lancement de l’appel : le 20 juin 2011 
    Date limite pour la soumission des propositions de communication : le 10 octobre 2011
    Communication des décisions du comité scientifique : le 15 octobre 2011

    Les propositions de communication (titre et résumé ne dépassant pas 2000 signes bibliographie comprise) devront être adressées sous présentation anonyme en attachement à un courriel spécifiant nom, affiliation de l’auteur de même que le titre de la communication, à l’adresse du secrétariat du colloque : colloque.codire.irffle(AT)univ-nantes(POINT)fr

     

    • Le deuxième volet sera organisé à Moncton, en octobre 2012.
    • Un troisième colloque est prévu autour de la thématique générale de ce double colloque, en octobre 2013, à Bruxelles. Ce troisième colloque sera organisé dans le cadre de la plateforme internationale de recherche GRAMM-R, par Vrije Universiteit Brussel, l’Université Libre de Bruxelles, l’Université de Liège et l’Université de Nantes.

     

    Veuillez trouver dans ce qui suit l’appel à communications pour le premier volet de ce colloque, « Sens et signification dans les espaces francophones », organisé du 19 au 21 avril 2012, à Nantes.

  • Les séquences fragmentaires en français (séminaire de recherche, Bruxelles, 30-31 mai 2011)

    organisé par Pascale Hadermann (UGent), Michel Pierrard (VUB), Audrey Roig (ULB), Dan Van Raemdonck (ULB-VUB). Réseau de recherche Gramm-R.

    L’ellipse, qui désignait à l’origine un cercle « imparfait », aurait, selon le TLFi, fait son entrée en linguistique française au début du XVIIIe siècle pour désigner « l’omission d’un ou plusieurs mots dans un énoncé dont le sens reste clair ». Qui parle d’omission s’appuie implicitement sur un modèle préexistant de l’énoncé bien formé, dans lequel se seraient opérés des effacements de constituants syntaxiquement et/ou sémantiquement redondants. Et c’est là que surgit déjà un premier problème lié à la notion d’ellipse : est-elle motivée en syntaxe ou en sémantique ? Plusieurs recherches ont été consacrées à cette question et la plupart d’entre elles s’accordent pour traiter l’ellipse comme un processus qui opère à l’interface syntaxe – sémantique. Dans des approches génératives par exemple, le recours à l’ellipse est nécessaire pour sauvegarder l’uniformité des structures syntaxiques : grâce à l’ellipse, une séquence non canonique en surface peut être interprétée comme canonique en structure profonde (Pierre mange une pomme et Marie aussi proviendrait de Pierre mange une pomme et Marie mange aussi une pomme). De plus, dans ce type d’approche, on préconise l’idée de la convergence entre structures syntaxiques et représentations sémantiques : le même sens (véhiculé par Pierre mange une pomme et Marie aussi et Pierre mange une pomme et Marie mange aussi une pomme) se projette toujours sur la même forme syntaxique (Hankamer et Sag 1976).

    Or, il a été démontré, entre autres par Lyons (1978), qu’il ne faut pas confondre ce qui est complet du point de vue grammatical et ce qui est complet du point de vue du contexte. Dans le cas de modèles linguistiques qui partent de structures canoniques, il est relativement facile de déterminer l’absence de constituants du point de vue syntaxique. En revanche, il n’en va pas de même au niveau sémantique, où il est difficile d’identifier le « non-dit » ou encore « l’implicite », notions qui font inévitablement appel à des mécanismes inférenciels (Kehler 2000). Dans des études plus récentes, se développe par conséquent une tendance à impliquer également la composante informationnelle dans le traitement de l’ellipse et à relier celle-ci à la présence d’informations « données » (givenness marking : Winkler 2005). Cette information donnée est indissociablement liée à l’accessibilité cognitive et aux enjeux coénonciatifs : plus un référent est cognitivement actif et donc disponible dans la représentation mentale de l’interlocuteur, plus il se prête à être atténué dans le discours, entre autres par le biais d’ellipses. La prise en compte de la composante informationnelle permettrait ainsi de faire le pont entre la grammaire de la langue (syntaxe et sémantique), d’une part, et les processus cognitifs, d’autre part.

    À côté de ces théories qui ne remettent pas en question le bien-fondé de la notion d’ellipse (et qui prévoient donc implicitement un modèle canonique de structuration discursive), nous voyons surgir des analyses qui rejettent son existence. Ainsi Culicover et Jackendoff (2005) estiment qu’il suffit de prévoir l’existence de « fragments » pour expliquer le fonctionnement de Jean viendra et Marie aussi, qui s’analyserait en Jean viendra et [[Marie]SN [aussi]adv]Ph, c’est-à-dire une proposition coordonnée avec un fragment constitué d’un SN et d’un adverbe, fragment qui ne nécessiterait pas de reconstruction syntaxique mais bien une reconstruction sémantique. Selon Culicover et Jackendoff, l’interface syntaxe – sémantique ne doit pas nécessairement être congruente et les structures d’énoncés ne sont pas forcément uniformes.

    Pré-textes

    Appel

    http://issuu.com/lionel.meinertzhagen/docs/ellipse_appel/1

  • Organisation du Colloque international « La corrélation : syntaxe et sémantique » (Genève, 1-3 septembre 2011)

    Description du colloque et problématique
    De nos jours, la notion de corrélation témoigne d’un regain d’intérêt dans les recherches sur la phrase complexe, aussi bien pour la description de sa syntaxe que de sa sémantique. A la fréquence du terme, il faut ajouter la fluidité de ses emplois. Les termes corrélation et corrélatif sont employés souvent de manière intuitive, et rares sont les dictionnaires spécialisés qui leur consacrent une entrée. « Deux termes sont corrélatifs d’une manière générale, quand ils sont entre eux dans un rapport de dépendance », lisons nous dans le Lexique de la terminologie linguistique de J. Marouzeau (Paris, Librairie orientaliste Paul Geuthner, 1961, s.v. Corrélatif). Or, cette relation de dépendance peut être comprise de façons très différentes.

    Conférenciers invités :
    Andrée Borillo (Université de Toulouse-Le Mirail)
    Injoo Choi-Jonin (Université de Toulouse-Le Mirail)
    Michèle Fruyt (Université Paris-Sorbonne-Paris IV)
    Claude Muller (Université de Bordeaux-3)

    Appel à communications
    Les résumés, d’une page minimum à deux pages maximum en Times New Roman 12, intervalle 1.5, seront envoyés par pièce jointe en format Word ou PDF sous forme anonyme. Ils comporteront :

    • le titre de la proposition ;
    • le résumé (principaux exemples, conclusions générales, cadre et notions utilisés…) ;
    • une bibliographie (cinq références).

    Ces résumés seront accompagnés d’un document séparé permettant l’identification de(s) (l’)auteur(s) : rappel du titre de la proposition ; nom, prénom ; affiliation ; adresse professionnelle ; adresse personnelle ; numéro de téléphone (personnel et/ou professionnel) ; adresse électronique.

    Ces documents devront parvenir avant le 1 février 2011 délai de rigueur à : Olga INKOVA (Olga.Inkova@unige.ch)

    L’évaluation des soumissions tiendra compte des critères suivants :

    • Importance et originalité du papier
    • Assise empirique de l’analyse
    • Précision du contenu scientifique
    • Organisation et clarté de la présentation

    Les communications seront de 20 minutes, suivies de 10 minutes de questions. Elles peuvent porter sur toutes les langues, que ce soit dans une optique monolingue ou contrastive. Etant donné la multiplicité des langues représentées, la langue des communications sera le français.

    Une sélection de contributions fera l’objet d’une publication à la maison d’éditions Droz, Genève, dans la collection de la Faculté des Lettres « Recherches et Rencontres ».

    Les frais d’hébergement des communicants seront pris en charge par les organisateurs.

    Principales échéances

    • Date limite d’envoi des propositions : 1 février 2011
    • Réponse aux auteurs : 1 mars 2011
    • Colloque : 1-3 septembre 2011 (quatre demi-journées) à Genève, Faculté des Lettres
    • La possibilité d’envoyer des résumés plus détaillés sera proposée en juillet, afin de faire circuler les documents entre les participants avant le colloque.

    Comité scientifique
    Kirsten ADAMZIK (Genève), Marie-José BÉGUELIN (Neuchâtel), Alessandra BERTOCCHI (Bologne), Pascale HADERMANN (Gand), Olga INKOVA (Genève), Emilio MANZOTTI (Genève), Mirka MARALDI (Bologne), Michel PIERRARD (Bruxelles), Dan VAN RAEMDONCK (Bruxelles).

    Comité d’organisation
    Kirsten ADAMZIK, Pascale HADERMANN, Olga INKOVA, Emilio MANZOTTI, Dan VAN RAEMDONCK.

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