http://gramm-r.ulb.ac.be/wp-content/uploads/2015/07/Appel.pdf
Catégorie : En évidence
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« ‘Ceci n’est pas…’ : La linguistique des pseudos », Colloque international de linguistique française, 25 mai 2016, Université libre de Bruxelles
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« Détachement, et corrélation », journée d’étude internationale, 10 juin 2015, Paris Sorbonne
Le 10 juin prochain, se tiendra, à l’université Paris Sorbonne, une journée d’étude internationale portant sur « Détachement, et corrélation ». Celle-ci est organisée par Franck Neveu, Audrey Roig et Dan Van Raemdonck.

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DéterminationS, Helsinki, 28-30 aout 2014
Attestée, de manière métalinguistique ou non, dès le xve siècle, par le biais également des termes déterminer, déterminé et indéterminé, la notion de détermination est employée tantôt dans la définition de l’adverbe, tantôt dans l’analyse du temps verbal, pour distinguer passé simple et passé composé, tantôt encore pour décrire des relations de dépendance morphologique, tantôt enfin dans le cadre de la sémantique nominale et référentielle. Théorisée et développée surtout à partir de la Grammaire générale et raisonnée des Messieurs de Port-Royal (chapitre X, 1660), elle sera introduite en linguistique par Hjelmslev (Prolégomènes à une théorie du langage, 1943), notamment, qui la définit comme un type de relation caractérisé par une implication unilatérale entre des unités linguistiques. En grammaire, où se croisent acceptions héréditaires et empruntées, la notion renvoie à une opération de spécification dont les agents sont les déterminants. La tradition chaotique du terme les verse tantôt parmi les classes de mots (adjectifs déterminatifs, non qualificatifs, pour la grammaire scolaire, puis déterminants depuis Wagner et Pinchon (1962), à partir du determiner de Bloomfield (1933)), tantôt parmi les fonctions, tantôt un peu dans les deux. Les différentes théories redessinent les territoires et font voyager les items au gré de la place qui leur est réservée dans leur système.
Si la notion parfois concurrente de prédication semble faire couler plus d’encre actuellement, celle de détermination est encore loin d’être parfaitement circonscrite. La catégorie des déterminants, quant à elle, est désormais bien ancrée dans la tradition, mais ses frontières demeurent imprécises. Nous proposons donc aux participants d’aborder les points suivants en linguistique française, dans d’autres langues, ou encore dans une perspective contrastive impliquant le français :
- les notions de détermination et de déterminant, leurs avatars et leurs substituts dans les modèles et les théories linguistiques modernes ;
- l’étude du fonctionnement de déterminants particuliers ;
- l’élaboration d’une typologie et d’une critériologie des déterminants ;
- la détermination et les approches lexicales en termes, par exemple, de valence ;
- les marges de la détermination : ajout, prédication seconde, complément, relations polysémiotiques ;
- l’histoire et l’épistémologie de la détermination.
Date limite de soumission : 31 décembre 2013
Modalités de soumission :
Envoyer un résumé anonyme d’une page en français, ou en anglais si la langue traitée n’est pas le français, (3500 caractères maximum en Times 12, espaces compris, reprenant la problématique traitée, le cadre théorique, la méthodologie, les résultats et la bibliographie) à l’adresse suivante :
determinations.helsinki@gmail.com
Indiquer dans le corps du message le titre de la communication ainsi que le nom et le rattachement institutionnel du ou des auteur(s).
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Les liaisons de prédications « non marquées », 14 mai 2014, Bruxelles
Si la littérature scientifique sur le sujet des modes de liaison de prédications, et en particulier sur les structures lexicalement marquées est particulièrement prolifique (i.e. Allaire 1982, Lehmann 1988, Savelli 1993, Muller 1996, Béguelin 2003, Hadermann et al. 2006, Mouret 2007, Hadermann et al. 2010, Hadermann et al. 2013, Roig 2013), la question des structures « non marquées » a nettement moins retenue l’attention des linguistes. Parmi les auteurs qui se sont penchés sur cette problématique, on trouve néanmoins Allaire (1982), qui fait état de cinq structures syntaxiques non marquées et qui, selon elle, relèvent toutes de l’hypotaxe :
- négation V1 et/que V2 (Il n’est pas encore huit heures qu’il a déjà téléphoné deux fois) ;
- inversion V1 et/que V2 ((À peine) arrive-t-il qu’il me faut déjà partir) ;
- Que V1 et V2 (Qu’il ose seulement pointer le bout de son nez, et il verra de quel bois je me chauffe) ;
- ø V1 et V2 (Tu grattes, et tu gagnes) ;
- N et V2 (Du fric, et je disparais).
Plus récemment, Corminboeuf, dans le cadre de ses recherches sur les constructions hypothétiques en français (2007, 2008, 2009), revient sur quelques-unes de ces constructions, notamment sur les structures N et V2, V1 (que/et) V2 ou Que V1 (et) V2. Bien qu’elles soient à l’origine d’une lecture conditionnelle, dit-il, ces constructions relèvent toutes du mode de la parataxe. L’idée d’une jonction par coordination des séquences formant ce genre d’énoncés est relayée par des auteurs comme Adler (2012), qui reconnaissent toutefois que ces structures ne réagissent pas toujours de la même façon que les coordinations canoniques face à des critères comme la possibilité de conjuguer les verbes à des temps perfectifs dans les prédications de la construction sans en altérer la lecture, l’ellipse de V2, ou encore la possibilité de démultiplier les séquences prédicationnelles dans l’énoncé.
À mi-parcours entre les deux positions, Culicover & Jackendoff (1997, 1999) proposent de voir dans les énoncés du type One can of beer and I’m leaving, la manifestation d’une coordination syntaxique mais d’une subordination sémantique, laquelle motive les blocages identifiés dans les structures non marquées, non recensés pour les coordinations classiques. Cette option, comme l’écrit Adler, semble également partagée « par Deane (1992), Lakoff (1986) et Schmerling (1975), entre autres, mais ces auteurs, tout en promouvant l’idée d’une interprétation subordonnante de la proposition […] ne précisent pas […] si cette structure reste une structure de coordination » (2012 : 1674).
Ce colloque entend revenir sur ces structures corrélatives non marquées, en confrontant en portant sur ces constructions un regard multifactoriel, aussi bien sémantique et informationnel que morphosyntaxique ou prosodique.