Catégorie : Présentation

  • Article sans titre 312

    Chaque axe de recherche tire sa spécificité du point de départ choisi comme objet d’étude : un élément du système langagier, une notion, un corpus commun ou encore la construction d’outils méthodologiques opérationalisables par les différents partenaires.

    1. Analyse de systèmes langagiers

    Un premier objectif de la plateforme de recherche est d’approfondir l’analyse d’une série de questions délicates dans le fonctionnement syntaxo-sémantique du français. Nous songeons par exemple à la systématique des compléments, la grammaire des rapports prédicatifs secondaires ou la hiérarchisation des propositions et le fonctionnement des marqueurs de subordination.

    2. Analyse de notions

    Un autre type de programmes consistera à faire le tour d’une notion linguistique  particulière (tenants, aboutissants, contextes d’utilisation, implications, …). Ainsi, par exemple, les notions de grammaticalisation et de figement, de scalarité, de modalisation ou, sur un autre plan, de francophonie pourraient faire l’objet d’études systématiques spécifiques, mettant à l’œuvre les diverses aires définies plus haut.

    3. Analyse de corpus

    Une partie non négligeable des recherches envisagées concerne l’étude de corpus. Ceux-ci doivent permettre d’appréhender la langue en contexte, dans toute sa dimension variationnelle, ce qui ne pourra qu’enrichir la réflexion linguistique, notamment sur l’imbrication des différentes aires envisagées par Gramm-R. Il en va ainsi, par exemple, de l’étude d’un corpus acquisitionnel du français L2 dans différents contextes (corpus VUB), qui pourrait être envisagé selon les aires du système, de la construction du sens, de la variation, de l’acquisition/apprentissage…

    4. Analyse et construction d’outils méthodologiques

    La collaboration entre partenaires, la mise en réseau de résultats nécessitent une réflexion de type méthodologique sur les outils. Quels sont, par exemple, les outils les plus pertinents pour un recueil de données qui puisse servir à quiconque mobilise quelque aire de recherche que ce soit, et lui permette de tirer le maximum de renseignements pour ses fins propres ?

    L’étude de l’élément de système, de la notion, du corpus ou de l’outil pourront donner lieu à la mise sur pied de programme(s) de recherche, où pourront se croiser, à l’intérieur de projets de recherche communs ou parallèles, les différentes aires, les différents points de vues définis plus haut. Chaque projet sera concrétisé par le biais d’opérations : colloques (organisation, intervention), publications… Le réseau des résultats obtenus permettra à terme de donner une vision multidimensionnelle de l’objet étudié et d’enrichir ainsi les approches des uns et des autres.

    La plateforme de recherche se donne pour objectif à plus long terme de réunir l’expertise suffisante pour permettre la mise en chantier d’une grande grammaire scientifique de consultation, comparable à ce qui s’est fait pour l’italien (Renzi et Salvi) et maintenant pour l’espagnol (Bosque et Demonte). La description du français, qui était traditionnellement plus avancée, prend en effet aujourd’hui un retard considérable. Le modèle choisi pourrait être celui des autres grammaires – synthèse et discussion ; proposition d’analyse – avec en plus (ce qui serait nouveau dans le genre, mais qui comblerait également une lacune) une vérification sur un corpus stratifié et une prise en compte plus large des différentes aires interdépendantes de la grammaire.

  • Article sans titre 309

    En ce début du XXIe siècle, la déconsidération de la linguistique structurale et le déclin des grandes écoles linguistiques confirment l’échec des approches qui prétendaient saisir et expliquer le fonctionnement des langues à partir d’un corps centralisé d’hypothèses et de mécanismes purement inhérents à la langue. Cette perte de prestige des grandes théories linguistiques va de pair avec la multiplication des recherches dans des domaines parallèles et la prolifération des points de vue sur le langage.

    L’étude des langues se développe par ailleurs de plus en plus dans des aires de recherche diversifiées, que l’on pourra concevoir comme autant d’angles d’attaque, comme autant de points de vue posés sur l’objet d’étude. Sans prétendre à l’exhaustivité, relevons entre autres :

    1. l’étude de la constitution, et de l’évolution de systèmes linguistiques dans l’histoire ;
    2. l’examen des conditions pragmatiques d’emploi des formes langagières dans des contextes spécifiques ;
    3. la construction du sens discursif et de la signification linguistique ;
    4. la prise en considération, dans ses multiples dimensions, de la variation individuelle et collective dans l’emploi social d’une langue, ainsi que des situations de contact avec d’autres langues ;
    5. le développement de modèles cognitifs et contextuels permettant de rendre compte du traitement et de la production d’énoncés ;
    6. l’analyse du processus d’appropriation d’une L1 et d’une L2 ;
    7. l’analyse des pratiques didactiques et l’exploration des procédures les plus efficaces pour enseigner la langue et pour motiver les apprenants ;
    8. l’élaboration de programmes de traitement et d’analyse automatique des données langagières ainsi que d’enseignement des langues assisté par ordinateur (ELAO).

    Le foisonnement de ces différentes aires, de ces différents points de vue représente fondamentalement une richesse car il offre une opportunité de ressourcement pour la réflexion sur le fonctionnement de la langue. Le danger toutefois réside dans une progression autarcique dans les différentes aires de recherche sur des lignes parallèles de sorte que des avancées théoriques et méthodologiques réalisées dans un domaine ne sont pas discutées et intégrées dans les autres.

  • Article sans titre 306

    La plateforme Gramm-R regroupe une série d’unités de recherche ou de chercheurs, issus de différentes universités belges et étrangères, spécialisées dans un ou plusieurs domaines impliqués par le projet. Gramm-R ne constitue pas une super-équipe-unité-groupe de recherche de première affiliation, mais une plateforme, un lieu réseauté où des chercheurs venant de différentes équipes se retrouvent autour de thèmes particuliers. La structure présente un noyau central de collaborateurs, mais qui peut être flexible ; elle allie et réunit participants réguliers et occasionnels.

    Partenaires belges : ULB/VUB Bruxelles : Dan Van RaemdonckVUB Brussel : Michel Pierrard, Manon BuysseBastien De Clercq, Marie-Ève Michot ; ULB Bruxelles : Marie-Ève DamarLionel Meinertzhagen ; UGent : Pascale Hadermann, Peter LauwersUMons : Bernard Harmegnies, Myriam Piccaluga.

    Partenaires internationaux :

    Allemagne : Würzburg : Andrea LandvogtBochum : Wiltrud Mihatsch.

    Canada : Sherbrooke : Gaëtane Dostie.

    France : Aix-Marseille : José DeulofeuLyon 2 : Hugues Constantin de ChanayNancy : Christophe BenzitounNantes (IRRFLE) : Olga Galatanu, Loïc Fravalo, Abdelhadi BellachhabParis 3 : Jeanne-Marie Debaisieux, Florence Lefeuvre ; Paris 4 : Antoine Gautier, Valérie Raby, Gilles Siouffi ; Paris 5 : Audrey RoigParis 8 : Florence Villoing ; Paris 10 : Marianne Desmets ; Strasbourg : Julie Glikman ; Toulouse-le Mirail : Céline Vaguer.

    Espagne : Santiago de Compostela : Laura Pino Serrano ; Vigo/Pontevedra : Carlos Valcarcel Riveiro.

    Finlande : Helsinki : Eva HavuAbo (Turku) : Meri Larjavaara ; TurkuAna-Maria Cozma.

    Israel : Tel Aviv : Hava Bat-Zeev ShyldkrotHaifa : Silvia Adler ; Bar-Ilan : Maria Asnès.

    Pologne : Opole : Fabrice Marsac ; Varsovie : Ewa Pilecka.

    Suisse : FribourgFranziska HeynaNeuchâtel : Mathieu Avanzi, Cécile Barbet, Gilles Corminboeuf.

    Chacune des unités de recherche locales sera l’interlocuteur pour sa communauté dans le cas de projets locaux. Un comité de coordination sera mis sur pied pour des projets dépassant le niveau local. Il sera composé de :

    – D . Van Raemdonck (ULB-CLUB) et M. Pierrard (VUB-CLIN) pour les deux institutions initiatrices du projet ;

    – B. Harmegnies (UMons) et P. Hadermann (UGent) comme représentants d’une université belge francophone et d’une université flamande ;

    – O. Galatanu (Nantes), E. Havu (Helsinki) et L. Pino Serrano (Santiago de Compostela) pour trois universités européennes associées au projet.

    Les partenaires prendront une série d’initiatives favorisant

    • la tenue d’activités communes : séminaires, colloques, publications ;
    • les contacts entre les chercheurs des unités membres du réseau : invitations, échanges, bourses ;
    • l’élaboration de programmes communs en vue d’une possible co-diplomation au niveau du master ou du doctorat ;
    • la recherche de débouchés éditoriaux pour les travaux des membres de la plateforme ;
    • l’appel à des fonds de recherche dans les différents pays et au niveau européen sur la base d’un programme cohérent et significatif pour des évaluateurs externes.

    À côté du rattachement à leur unité de recherche institutionnelle obligatoire, le rattachement à la plateforme offre aux partenaires la possibilité de répondre facilement au critère de rayonnement international exigé également pour relever les dossiers scientifiques. Mettre un pied dans la plateforme revient de facto à rayonner internationalement, par le biais des rencontres, des programmes de recherche (PdR) en commun, des organisations de colloques… Le R dans Gramm-R renvoie au  Réseau, à l’aiRe (de recherche) et  — dernière motivation — à l’aiR donné aux partenaires (moins « coincés » dès lors dans leur rattachement unique, dont les objets, parfois obligatoirement restreints risquent de passer de mode).

  • Article sans titre 452

    La plateforme Gramm-R se donne pour objectifs :

    a. au niveau scientifique :

    • de promouvoir les efforts visant à confronter les données et les observations des recherches  centrées sur le système langagier à celles des travaux explorant d’autres aires de recherche sur le fonctionnement de la langue dans des contextes spécifiques : l’aire de l’acquisition, l’aire de l’enseignement/ apprentissage, l’aire de la variation diachronique, diatopique, diastratique, etc. ;
    • de favoriser la diffusion des réflexions théoriques et méthodologiques qui exploitent la complémentarité des résultats entre ces différentes aires interdépendantes d’étude de la grammaire d’une langue, comme par exemple l’impact des modèles psycholinguistiques sur le traitement de nouvelles données langagières ou sur les procédures d’acquisition du français L1 et L2 par un apprenant (le développement de son ‘interlangue’) ou encore l’influence des travaux sociolinguistiques concernant la variation sociale ou l’émergence des créoles sur la modélisation linguistique du français ;
    • d’établir un pont entre réflexion et pratiques linguistiques, entre visée théorique et application à des situations langagières concrètes, entre modélisation et développement d’outils linguistiques spécifiques (grammaires, didacticiels, ….)

    b. au niveau organisationnel

    Coordonner les forces et les projets sur le plan

    • de la mise en contact de chercheurs provenant de ces divers horizons ;
    • de la proposition de projets sur des thèmes communs ;
    • de la stimulation d’orientations de recherches communes.

    Cette action se déploie sur le long terme, tant pour ce qui est des collaborations qu’elle envisage au niveau national et international, qu’en ce qui concerne la méthodologie.

    Que l’initiative pour un tel réseau naisse en Belgique ne s’explique sans doute pas seulement par la célèbre tradition linguistique et philologique belge (Delbouille, Goosse, Grevisse, Hanse, Henry, Pohl, Wilmet, …). Cela trouve aussi et surtout sa justification dans un contexte linguistique particulier qui a favorisé l’étude du français en tant que langue maternelle, première, seconde et étrangère.

    c. au niveau financier

    Générer progressivement, d’abord de façon indirecte (colloques, projets, …) et ensuite de manière directe des fonds permettant de garantir un fonctionnement financier continu de la plateforme de recherche.

  • PdR 0 : histoires, changements et variations

    PdR 0 : histoires, changements et variations

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  • PdR 1 : systèmes de natures et de fonctions

    PdR 1 : systèmes de natures et de fonctions

    Responsables :

    Christophe Benzitoun (Université de Nancy), Meri Larajavaara (Université de Turku), Laura Pino Serrano (Université de Santiago de Compostela) et Dan Van Raemdonck (Université Libre de Bruxelles/ULB/VUB).

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  • PdR 2 : la syntaxe des compléments

    PdR 2 : la syntaxe des compléments

    Objectifs :

    Étude de la complémentation verbale ou non-verbale en rapport avec la structure de la phrase, la caractérisation, délimitation et hiérarchisation des différents compléments, l’histoire des notions de complémentation, de diathèse, de voix verbale, de transitivité…

    Responsables :

    Dan Van Raemdonck (Université Libre de Bruxelles/ULB/VUB), Laura Pino (Université de Santiago de Compostela), Antoine Gautier (Paris IV)

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  • PdR 3 : les rapports prédicatifs secondaires

    PdR 3 : les rapports prédicatifs secondaires

    Objectifs :

    Délimitation, définition et interprétation des divers rapports prédicatifs secondaires en français.

    Responsables :

    Eva Havu (Université de Helsinki), Michel Pierrard (Université Libre de Bruxelles néerlandophone / VUB)

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  • PdR 4 : combinaison et hiérarchisation de propositions

    PdR 4 : combinaison et hiérarchisation de propositions

    Objectifs :

    Approfondir l’analyse et la compréhension des mécanismes sous-tendant la combinaison et la hiérarchisation de propositions.

    Responsables :

    Pascale Hadermann (Université de Gand), Michel Pierrard (Université Libre de Bruxelles néerlandophone/VUB, Belgique), Dan Van Raemdonck (Université Libre de Bruxelles/ULB)

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  • PdR 5 : verbes de communication et interaction verbale

    PdR 5 : verbes de communication et interaction verbale

    Responsables :

    Olga Galatanu (Université de Nantes), Laura Pino Serrano (Université de Santiago de Compostela).

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