Discours grammatical

Le travail d’influence sur les référentiels s’est poursuivi d’un travail d’élaboration d’un nouveau discours grammatical pour l’école. Le FRALA, en effet, ne précise que les matières et concepts grammaticaux à enseigner, ainsi que l’année où il faut les enseigner. Il insiste sur la connaissance des savoirs langagiers, des outils grammaticaux, sur la nécessité de leur identification à l’aide de définitions et de critères qu’il convient de maitriser. Pour autant, il ne définit nullement ni n’énonce les critères.

Nous avons dès lors proposé au ministère la constitution d’un groupe de travail qui puisse pallier cette carence.

Constitué de représentants des réseaux d’enseignement, de membres de l’inspection et de nous-mêmes, ce groupe a pu élaborer un nouveau discours sur la base de nos travaux et dela théorie qui les sous-tend : l’étude des relations apport-support de signification et d’information. Nous avons dès lors pu développer les principes du FRALA vu plus haut, en y ajoutant la volonté de proposer une linguistique applicable, un savoir enseignable qui fasse système, notamment pour mettre au jour, de manière cohérente l’organisation des classes de mots et des fonctions, et qui soit donc davantage appropriable (Van Raemdonck 2024). Le tout en respectant, contractuellement, la nomenclature imposée par le code de terminologie en vigueur (1986) et les termes introduits par le référentiel (prédicat, connecteur…). Évalué ensuite par des collègues universitaires, par l’inspection générale, par les services de pilotage et de formation continue de la FWB, ce texte a été validé par le gouvernement le 16 mai 2024 et est donc devenu officiel (même si pas obligatoire).